Un monde sans relief...

Cher journal...
Au 9° jour de grève forcée des sensations j'aimerais tout de même remercier Amandine et Violette qui, elles, contrairement à moi ont pu réagir à mon article de dimanche.
Le temps passe et il n'y a rien à faire, rien ne me touche, je me force de faire comme si de rien n'était mais rien ne semble vouloir percer cette bulle dans laquelle je me suis enfermé depuis de trop longs jours déjà. Une chose est certaine, comme je le disais auparavant, c'est que j'ai envie que cette situation cesse et qu'elle cesse au plus vite. Comment essayer d'expliquer à des gens que je vois que 5 mn par exemple que plus rien ne me fait d'effet ? Que voir des choses affreuses au journal, que voir que le monde va mal ne me fait désormais plus chaud ni froid ? Je ne sais plus quoi faire pour que tout redevienne à la normale. Mon état d'esprit est le même que l'autre jour, pas d'agacement, pas d'éclat de rire, pas de colère, pas de tristesse, tout est fortement diminué ou inexistant. Alors Violette, je suis supposé te voir demain, j'espère que ça pourra se faire, le seul problème dans l'immédiat c'est que je devrais être en train de faire mon espagnol à l'heure qu'il est et que je n'y parviens pas. Comment, en effet, écrire un article de journal sur ce qui risque de se passer dans les prochaines semaines et mois si de toute façon quoi qu'il puisse arriver je reste intouchable ? Je me bats contre du vent puisque, encore une fois, tous les mots qui expriment quelque chose ne signifie pour moi plus rien et c'est ce que je voudrais vraiment que vous compreniez, chaque signe de ponctuation que je pourrais utiliser ne serait qu'un souvenir de ce qu'il évoque. Encore un article mal rédigé et sans doute bourré de fautes d'orthographe mais que vous voulez vous cette fois-ci ça ne m'atteint guère ou pas. Toujours vouloir faire cette phrase comme si, dans cet ordre, avec ces mots-là, j'ai pour habitude d'être farouchement attaché à tout ça. Tous les articles écrits jusqu'ici n'ont pas été écrits comme je l'aurais voulu, j'oubliais systématiquement les phrases que j'avais en tête quelques secondes plus tard ou plus tôt d'ailleurs, ça dépend de la lecture que l'on fait de la phrase. Alors, Violette, si demain tu me dis une super bonne nouvelle et que je ne réagis pas il faudra que tu comprennes que je ne suis pas en mesure de le faire. C'est tellement bizarre cet état, on ne maîtrise plus rien, on ne sait plus comment parler car on se dit que les gens ne vont pas nous croire ou alors vont dire "mais regarde le mot que tu as écrit, il exprime bien quelque chose, non ?" Et bien non ! Et c'est tout là le problème, problème que je répète inlassablement depuis deux articles déjà. Combien d'autres y'en aura-t-il encore ? Je ne sais pas, personne ne le sait. Pendant ce temps je suis enfermé dans ma prison sans couleur où rien ne se passe et je ferais donc semblant, en retournant à l'université demain de rire à des blagues, etc. Ma tête est toujours vide et ne veux pas se remplir. Sentir que sa dernière chance est en train de filer entre ses doigts était peut-être trop dur et ce mécanisme de protection est peut-être intervenu. J'avoue que les décisions que j'ai prises ces dernières années ou les non-décisions plutôt font que je n'ai que ce que je mérite. Je joue double jeu sur plusieurs choses, je me suis longtemps menti à moi-même et je pense d'ailleurs que je le fais toujours, et c'est sans doute pour ça que je ne sors pas de cet état. Je n'en sortirais peut-être que quand j'aurais admis que la vie dont j'avais rêvé est désormais envolée, bon pas tout à fait encore pour une partie d'entre elle puisque il faudrait que je réussisse mes études, que, après tout, je n'ai pas encore ratées. Doux rêve, ça, que de dire que je n'ai pas encore raté, j'ai tout foiré depuis bien longtemps "I screwed up" comme disait il n'y a pas si longtemps Barack Obama, président des Etats-Unis. Paradoxe total avec la situation (et merci l'ordinateur qui vient d'effacer les trois lignes de plus que j'avais marqué- pas plus de réaction que cela pour autant-) il est impossible de dire ce que je cache -et non sans quelques suspicions- depuis déjà 12 ans car les réactions seraient fatalement négatives et également car même si j'ai fini par l'accepter l'image que cela renvoie ne me convient pas et ne me correspond pas.Il est 14h53 (bon maintenant 15h01 car cet ordinateur n'en fait qu'à sa tête) et j'ai faim, il me reste au moins cela. En tout cas il serait préférable que la situation ne dure pas car je pourrais très bien en devenir fou. Si d'une quelconque manière vous avez une solution pour mettre fin à cette situation n'hésitez pas, je suis preneur.
# Posté le mercredi 11 février 2009 08:20
Modifié le mercredi 11 février 2009 09:05

The pub !

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# Posté le mardi 10 février 2009 10:14

Une pub d"ENFER"



Pourquoi mettre une partie du titre entre guillemets, tout simplement parce que j'ai toujours pas retrouvé ce qu'avait perdu dans mon précédent article.
Cependant quand tout sera normal je peux dire que j'adorerais ces 2 pubs.
Voici la première...
# Posté le mardi 10 février 2009 10:13

ENFER ET DAMNATION : SOS PLUS D'EMOTIONS

Cher Journal...
C'est ainsi probablement que commencerait un journal intime d'adolescente à la recherche d'on ne sait trop quoi ; pourtant c'est ainsi que va commencer la narration de ce que je suis en train de vivre maintenant depuis 6 jours. Ces trois derniers jours auront été les plus "terribles", plus les heures passent moins j'ai l'impression de ressentir de choses et chaque mot que j'utilise apparaît chaque minute comme étant un peu plus vide de sens. En temps normal écrire un tel article m'aurait profondément ennuyé, je l'aurais assez vite stoppé et même probablement jamais publié mais aujourd'hui tout est bien différent, envolé la compréhension de l'ennui et compagnies, je ne ressens pratiquemment plus rien. Il m'est désormais impossible de saisir ce qu'est la colère, la tristesse, le bonheur, l'envie ; tout apparaît comme étant dénué de sens. Cette situation est particulièrement surprenante puisque j'utilise des mots qui ne m'évoquent en l'état actuel des choses plus rien du tout, comme si ma tête était devenue vide, hermétique à la réception de quelque sentiment que ce soit. Hier, j'ai regardé les plus beaux moments de deux de mes films préférés, Sister Act 1 et 2 et bien cela ne m'a rien fait alors que d'habitude j'avais des frissons à n'en plus finir et une joie intense qui me permettait de repartir de bon pied après des moments désagréables. Désormais cela ne marche plus, je ne suis ni triste ni heureux mais j'ai peur (d'après de ce que je me souviens de la signification de ce mot que je ne parviens plus à assimiler) que mes amis me tournent le dos, ne comprenant pas pourquoi je n'ai aucune réaction si ils m'anoncent de mauvaises nouvelles, ou de bonnes d'ailleurs... Je ne sais déjà plus quoi écrire tellement rien ne m'intéresse depuis 6 jours, plus de compassion envers les victimes de toutes sortes de crimes que j'aurais qualifiés d'horribles il y a encore 7 jours. Je vous "rassure" si j'ose m'exprimer ainsi quelque chose de dur pourrait me toucher au plus près que ça ne me ferait pas plus d'effets, j'ai l'impression de déambuler dans les rues de la ville et que tout ce qui se passe alentour est parfaitement normal, ça me paraît d'une banalité affligeante. Prenons un exemple... De nombreuses dégradations ont été commises dans notre immeuble et des inscriptions plus que douteuses sont apparues dans l'ascenseur, propos que j'aurais condamné avec la plus grande force encore une fois il y a 7 jours, mais là rien, rien du tout, pas d'effet. Je ne me sens ni bien ni mal, j'ai juste impression d'avoir la tête vide, il n'y a plus rien dedans à part les connaissances acquises depuis ma naissance, cachées on ne sait trop où. Cela a tout de déroutant, je n'arrive plus à prendre position sur aucun sujet, il ne me reste que le souvenir d'émotions que je ne parviens pas à exprimer. Tous les mots de ce texte qui relèvent de sentiments sont utilisés pour le souvenir que j'en ai et non pas de la sensation qu'ils me procurent à l'instant T. Difficile d'expliquer ce qui m'arrive étant donné que tous les mots sont connotés et que le sens de chacun a pour moi disparu. J'ai en tout cas remarquer une chose dans ce texte, "journal" comme je l'ai appelé au début, c'est que je répétais souvent la même chose et que mes professeurs de français désespèreraient de voir que je n'arrive toujours pas à faire ni paragraphes, ni à mettre les virgules au bon endroit ni même à faire des phrases qui tiennent vraiment la route car beaucoup trop longues. Je ne sais pas quand tout ceci sera terminé parce que je me rappelle que j'aurais qualifié ça de frustrant. Et d'ailleurs décrire ce que je "ressens" à propos de ce qui m'arrive est la seule chose que j'arrive à faire avec certitude. Vivement que je redevienne moi-même, avec mes idées, même si elles ne plaisent pas à tout le monde et ma joie de vivre que j'avais d'antan (de façon durable ça remonte à 5 ou 6 ans au moins si ce n'est plus). En tout cas souvenez d'une chose, peut-être même de deux, je ne suis ni bien ni mal donc ne parlons pas de mal-être ou je ne sais trop quoi, ça ne coïncide pas, et la deuxième ça serait que je n'ai quand même pas tout perdu, l'honneur est sauf, je ressens les sensations physiques, si c'est chaud ou froid, si ça fait du "bien" ou si ça fait "mal". Vous pouvez maintenant vous amusez à me balancer tout un tas d'horreurs à la figure, je n'aurais probablement aucune réaction. Dernière info, contrairement aux autres fois où j'ai pu dire ça, je viendrais peut-être compléter cet article en fonction de mon actualité. Je ne veux ce soir qu'une seule chose, retrouver des émotions, quelles soient bonnes ou mauvaises...
# Posté le dimanche 08 février 2009 12:19
Modifié le dimanche 08 février 2009 12:46

Une année placée sous le signe de l'intensité : voici 2009. Bonne Année !

Bonne Année 2009, du bonheur, une excellente santé, de l'émotion, de la passion, de l'Amour, de la créativité, de l'ambition, du renouveau, une Révolution mondiale ?, une crise qui s'arrête (on est dans le délire là, je sais), it's insane, une vie palpitante. Vivez à fond, les regrets ne font que faire perdre plus de temps encore.
# Posté le mercredi 31 décembre 2008 20:11
Modifié le jeudi 01 janvier 2009 12:52

Un peu de fraîcheur hivernale !

Franchement, il y aurait tellement à écrire en ce moment, à propos de la crise et de la vie en générale que je n'écrirais rien, ça ira beaucoup plus vite mais c'est pas pour autant que je ne pense rien !
# Posté le lundi 15 décembre 2008 11:32

Goodbye Philadelphia...

# Posté le vendredi 15 août 2008 08:03
Modifié le mardi 19 août 2008 04:52

Merci Mercy !

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# Posté le vendredi 15 août 2008 07:56
Modifié le mardi 19 août 2008 04:52

La camisa negra

Tengo, tengo la camisa negra
"J'ai, j'ai une chemise noire"
# Posté le vendredi 15 août 2008 06:11
Modifié le mardi 19 août 2008 04:50

Allô le monde !

Mon état d'esprit du jour, je n'y comprends plus rien, allô le monde, est-ce que tout va bien ???
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# Posté le vendredi 15 août 2008 06:04