A toi Generoso :
8 ans, 8 petites années à peine on m'a laissé te connaître et 12 ans après je t'aime toujours autant et j'aurais tellement de choses à partager avec toi. Je pourrais par exemple te dire que tu pourrais être fier de moi, ton petit-fils au moins sur un point, j'ai récupéré ta dextérité pour jouer à la pétanque. Je me débrouille vraiment très bien depuis quelques années en bluffant toutes les personnes avec qui je joue. J'avais déjà joué avec toi et c'est grâce à toi que j'ai ce talent de précision dans tous les jeux qui en requiert. Les étrangers qui passeraient sur ce blog se diraient que je m'épanche sur ma vie et moi je leur répondrais que j'ai besoin de le faire et que c'est bien à cela que sert un blog. N'aimez-vous pas vos proches tel que moi je les aime ? Dans ce cas-là vous pouvez comprendre, j'en suis sûr... Alors que je tapote sur mon petit clavier dans une chambre intégralement repensée je ne peux m'empêcher d'avoir du mal à contenir mon émotion. Trop longtemps que je voulais faire ça... Trop de choses à coucher sur le "papier", non pas pour s'en défaire mais pour tenter de digérer. Aujourd'hui et comme depuis quelques jours j'ai une photo de toi, aux côtés de trois autres membres de la famille que je chérie ; le mot est sans doute un peu "vieillot" mais fait ressortir l'attachement que j'ai pour vous. Le dernier souvenir que je garde de toi est un souvenir qui mêle ravissement et profonde tristesse. Julia m'avait demandé d'aller baisser le son de la télévision alors que tu regardais une de tes émissions préférées (fichue émission, lol) et je me suis exécuté.Je me sentais coupable de t'avoir grugé mais en même temps heureux de voir ton sourire quand tu m'as aperçu dans le salon, raison pour laquelle ce souvenir est particulier. De mes yeux d'enfant je voyais que tu avais perdu quelques facultés mais je ne pouvais rien faire et si il en est une qui est restée intacte jusqu'au bout c'est bien l' Amour que tu nous as témoigné. A l'époque, je te savais malade mais je ne savais pas de quoi et d'ailleurs au jour d'aujourd'hui je crois que c'est cette fichue maladie qu'est le cancer mais sans en être certain pour autant, je n'ai jamais osé demandé ni même parlé de toi depuis que tu nous as quitté ; la cicatrice est trop profonde, pour moi comme pour les autres... Chaque fois que je passais devant l'hôpital Michallon la douleur était vive et j'en voulais aux médecins de ne pas avoir su te garder près de nous tout en sachant qu'ils avaient sans doute fait de leur mieux. Je n'aime pas plus cet hôpital aujourd'hui et aucun autre d'ailleurs, trop de souffrances s'expriment dans des lieux pareils, bien plus que la joie créée par une naissance. Nous sommes en 2009 et j'espère que tu serais fier du jeune homme que je suis devenu au fil des ans, de nombreuses fois égratigné par les sales coups de la vie mais qui a, on ne sait par quel miracle, toujours su rebondir et qui désormais en fait une force. Jamais plus je ne me laisserai atteindre par des gens trop négatifs, qui voient sans cesse tout en noir et qui n'ont qu'un seul objectif, que l'on se sente aussi mal qu'eux. Je vois le positif, l'avenir devant moi, de nombreux défis à relever et un encore un ou deux importants verrous à faire sauter, l'Amour dans pas trop longtemps j'espère, désormais mon principal cheval de bataille et une réussite dans les études, chose que j'ai perdue depuis il y a bien trop d'années déjà. C'est d'ailleurs de cet important décrochage que la situation s'est tendue pour moi et qu'une profonde rupture s'est produite dans ma vie. Le 31 Août 1997, même jour qu'une certaine princesse de Galles, tu disparaissais en laissant derrière toi une grande souffrance pour les tiens, aujourd'hui Dimanche 23 Août 2009 tu renais de tes cendres tel un phoenix, plus que jamais présent dans mon esprit et dans mon coeur, bien décidé à m'envoyer le bonheur et l'espoir. Mon visage s'illumine de nouveau et ne compte pas en rester là, il brillera de tous les feux à condition qu'on lui laisse la chance de s'exprimer.
A toi Marinette :
9 ans pour ta part que nous ne pouvons plus te rendre visite chez toi. Le temps passe à la fois très vite et à la fois lentement. Parlons-en de ces visites... Je me suis toujours senti coupable en venant chez toi, d'une parce que je n'y venais pas très souvent malheureusement et de deux parce que tu tenais absolument à ce que je reparte avec de l'argent. J'ai toujours été horriblement gêné de cette situation, tu imagines bien que c'est pour toi que nous venions et non pas pour pouvoir recevoir une généreuse somme à la fin. Le peu de fois que j'ai eu l'immense chance de te côtoyer j'étais pour toi le roi du monde, je pouvais tout faire, jouez avec ton fameux sablier, tu ne m'en voulais jamais de rien et il faut être honnête aussi je n'ai jamais été habitué aux bêtises (ndlr : pas celles de Cambrai), en tout cas pas chez toi. Quel bonheur d'être ainsi considéré ! A tes yeux j'étais intelligent et beau, tout comme pour Generoso, et mine de rien ça fait un bien fou de savoir que l'on ait aimé et respecté, que l'on ne nous prend déjà pour quelqu'un qui compte vraiment alors que l'on est si jeunes. Je me souviens de ces quelques petites heures ou peut-être même moins malheureusement à être chez toi et où l'on mangeait des biscuits, des gâteaux et où la télé était allumée en permanence (lol). Quel visage bienveillant tu avais, toujours si heureuse quand je te regardais, du moins toujours extrêmement souriante, tellement souriante même et tellement remplie d'Amour que ton seul visage pouvait faire briller le cosmos tout entier.Toi aussi aujourd'hui tu me manques sincèrement et profondément, je donnerais tout pour pouvoir redéclencher le sablier, entendre ta voix et converser avec toi. On regarderait la télé et on commenterait ensemble les émissions, émissions par ailleurs que tu ne regardais jamais si j'ai bonne mémoire. Toi aussi, serais-tu fière de moi aujourd'hui ? M'aiderais-tu, me soutiendrais-tu dans la plus grande épreuve de ma vie qui arrive à grands pas et se fait chaque jour un peu plus pressant ? Je n'en ai aucun doute.Tout sera bientôt dit, tant pis si cela fait des mécontents, j'ai une vie à vivre et maintenant que je tiens le gouvernail je ne suis pas prêt de l'abandonner. Je pense très fort à toi, ne t'oublierai jamais, tout comme mon Généreux grand-père et vous embrasse le plus tendrement du monde. Je t'aime, je vous aime.
Le jeune-homme qui prend son envol.
Dernier appel pour le vol en direction d'une nouvelle vie, embarquement immédiat porte 7, 12 allée des Cerisiers 77 777 CorazonLand (ville américaine jumelée avec Amour éternel, ville de France et de Navarre.) Je certifie sur l'honneur me rapprocher désormais de mes racines espagnoles et italiennes et m'engage à progresser ou apprendre à parler ces deux langues à défaut d'en avoir une à enlacer, à faire des progrès réguliers dans le domaine social ainsi que sportif, à surprendre les gens qui m'entourent, à être patient avec les personnes qui méritent que je le sois et beaucoup moins avec les personnes qui sont là pour on ne sait quelle raison, m'engage pour finir à vivre ma vie à fond et pas celle d'un autre, à être (et comme je l'ai toujours fait) honnête dans mes sentiments et surtout plus les dévoiler car le temps passe trop vite et que nous n'avons pas le temps de tergiverser.
Levantate chico para subir sobre las montanas, construyete, no te dejas destruir por la estupidez de la gente, es tu vida no la suya !
Keep your ideas in mind, your plans, try and do your utmost to make them true, try to seduce the chosen one of your heart, go forward, don't give up, don't look at the bottom, at your feet but stare at the horizon with angels and the Sun. Don't forget that life is made of one's ups and downs. Follow your way, your instinct and do the things you really like. New challenges have begun, try to be "mentally active"( very funny memory), show the people what you are and what you are capable of. Commit yourself totally !